Selon les données publiées par Statistique Canada (l’organisme gouvernemental chargé de produire des statistiques), la criminalité au Canada est en baisse depuis presque une décennie. Mais comment la Ville de Montréal est représentée dans la scène du crime?

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Le graphique ci-dessous indique le « nombre d’affaires réel » de 1998 à 2015. Les couleurs d’arrière-plan indiquent qui était le directeur du Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM) au cours de la période.

On peut bien voir que la tendance à la baisse a affectée également la région.

Le pic dans le graphique visible en 2009 est probablement lié à la crise financière de 2008, qui montrait ses effets collatéraux. Comparativement à 2007, il y a eu une augmentation de 7% dans les cas de voies de fait et de vol de 5000$ ou moins; et une augmentation de 16% pour les fraudes et les méfaits à Montréal.

Le Canada n’était pas à l’épicentre de la crise financière, mais le pays a subi un grand impact sur le commerce extérieur (puisque ¾ des exportations sont destinées aux États-Unis), et une crise financière mondiale a également affaibli les marchées financiers, et la confiance des consommateurs et des entreprises.

Depuis, l’ensemble du pays a amélioré ses perspectives économiques. Et plus encore à Montréal, qui a connu la plus forte croissance parmi les centres urbains canadiens – ce qui a eu un impact très positif sur l’activité criminelle après 2009.

Changements au SPVM

Après le pic, Marc Parent a pris la direction du SPVM. Il a été bien reçu par la presse, le syndicat et les policiers lorsqu’il a commencé en 2005. Il a été perçu comme quelqu’un qui donnerait une nouvelle orientation et créerait une nouvelle façon d’agir au sein du SPVM.

C’est sous sa direction que Montréal a connu une très forte baisse de l’activité criminelle, ce qui a résulté dans les taux les plus bas depuis 17 ans. En mai 2015, quand la situation est devenue plus calme avec la fin des grèves étudiantes, il a quitté la direction et Philippe Pichet est devenu le nouveau directeur.

Les violations les plus récurrentes

Les données brutes contiennent littéralement plus de 200 types de violation. Dans ce cas, j’ai décidé de concentrer les efforts sur les 15 violations le plus récurrentes de 2005 à 2015.
Vous pouvez filtrer le tableau de bord ci-dessous en cliquant sur les violations, ce qui filtrera aussi la timeline. Les nombres sont représentés en milliers (K) et les chiffres montrent le minimum et le maximum pour la violation sélectionnée.

Presque toutes les violations ont baissé depuis 2005, à l’exception de la fraude, de la possession de drogues et du harcèlement criminel, qui sont stables.

L’autre information intéressante est de voir les hauts chiffres de « Défaut de se conformer à une ordonnance » et le « Manquement aux conditions de la probation » (respectivement dans 7e et 8e places).

Formules et références

Un modèle de tendance polynomiale de degré 2 est calculé pour la somme des Incidents pour l’Année. Le modèle peut être signifiant quand p <= 0,05. Le facteur de la Violation peut être signifiant aussi quand p <= 0,05. Le modèle étant alors: (Année^2 + Année + interception).

Toutes les données utilisées sont publiques, fournies par Statistique Canada.

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